Le Parisien Etudiant   Imprimer cette page

La Grande Île

2 route de la gabare 33710 Gauriac

S’étirant sur 12 km de long, trois anciennes îles de l’estuaire de la Gironde, l’Île Verte, l’Île du Nord et l’Île Cazeau ont été réunies au milieu du XIXe par des digues et des remblaiements pour n’en former plus qu’une, la Grande Île. La dynamique de l’estuaire (marées, courants, alluvions) fait des îles des morceaux de terre perpétuellement mouvants. L’intervention humaine (entretien du chenal de navigation, endiguement) participe aussi à ce mouvement. Les tempêtes, Klaus (2009) et Xynthia (2010) ont mis à mal l’Île du Nord et l’Île Verte, rompant des digues déjà éprouvées et accélérant le processus de dégradation du bâti, témoin silencieux de ces îles très vivantes au XIXe et dans la première moitié du XXe siècle. Poldérisée artificiellement, une monoculture intensive s’y est développée (vigne, maïs), abandonnée progressivement pour des raisons économiques. En 2001 le Conservatoire a acquis le domaine de Sourget, au milieu de l’Île du Nord, puis en 2007 la majeure partie de l’Île Cazeau et le nord de l’Île du Nord, également propriété agricole. L’île est cloisonnée par des digues transversales. Quand elles sont en mauvais état ou subissent les assauts de l’estuaire, la dépoldérisation qui s’en suit ne compromet pas les activités présentes sur d’autres parties de l’île. Ainsi, sur l’Île du Nord, le Conservatoire a réalisé des travaux afin de restaurer le milieu naturel, indépendamment des activités agricoles relancées par l’autre propriétaire de l’île. Ce processus de dépoldérisation s’accentue sur l’Île Verte et constitue aujourd’hui une vasière remarquable accueillant un grand nombre d’oiseaux. Cette partie de l’île devrait prochainement faire l’objet d’un suivi scientifique sur le modèle du programme de recherche pluridisciplinaire lancé par le Conseil Général de la Gironde sur l’Île Nouvelle.
plan La Grande Île