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GAUVAIN SERS

Concerts / francais

Vendredi 13 août 2021

20:30
Tarifs : De 14,00 à 27,20 euros

PLEIN AIR - BENEVENT L'ABBAYE

Place De La République 23210 Benevent L'abbaye -
GAUVAIN SERS

Présentation :
Le concert initialement prévu le 14 août 2020 puis reporté au 13 août 2021 est de nouveau reporté à une date non encore connue
Les billets resteront valables, les remboursements sont acceptés

Concert en plein air sur la place de la République
Buvette et restauration sur place
Première partie avec le groupe musical "Flo & Cooc" (20h30 à 21h15)
Entracte et Changement de plateau (21h15 à 21h40)
Concert de GAUVAIN SERS de 21h45 à 23h15, .

Les chansons de Gauvain Sers descendent dans la rue. Certaines se chantent le poing levé.
D’autres se fredonnent le sourire aux lèvres, le coeur léger. C’est avec ce répertoire charpenté
sur deux axes - social, sentimental - que le chanteur nous embarque dans son deuxième
album au titre évocateur, Les Oubliés.
Le précédent, Pourvu, écoulé à plus de 115 000 exemplaires, s’est promené au long de 168
concerts. C’est durant cette période que le Creusois de 29 ans, originaire de Dun-Le-Palestel
a écrit la majorité de ses nouveaux morceaux. Ce sont des chansons d’automne mélancolique
et de printemps de révolte, où se manifestent les crises et les colères d’aujourd’hui. Le mail
d’un instituteur de Ponthoile (Somme) lui a inspiré Les Oubliés, en mars 2018. "J’avais déjà
en tête de parler de la désertification et je cherchais un angle. La fermeture d’une école est le
symbole le plus fort qui soit », assure le fils de prof - son père enseigne les maths.
Gauvain Sers porte la voix des gens de l’ombre. Les « trop loin de Paris ». Ou les victimes de
harcèlement de rue, un constat envisagé du point de vue, consterné, d’un homme impuissant
à protéger sa fiancée lorsqu’il n’est pas auprès d’elle (Excuse-moi mon amour). Le sujet est
né d’une conversation entre copines, dans une soirée. Gauvain a tendu l’oreille. L’auteur se
nourrit de rencontres, de témoignages, de lectures de journaux, de documentaires mettant en
avant la parole d’invisibles. Les migrants sont aussi naturellement au centre des Oubliés, avec
Au Pays des Lumières : « le texte est plus frontal, c’est parfois nécessaire d’être cash - comme
j’ai pu l’être auparavant dans Hénin-Beaumont - pour faire passer un message. Mais, en
général, je préfère les chemins de traverse. »
Armé d’un stylo-caméra, le fan de cinéma photographie les mots. Dans Les Oubliés, on
pousse ainsi des grilles fermées, on ouvre des tiroirs secrets, on farfouille dans des "boîtes à
chaussures" égarées, on feuillette des albums-photos jaunis. Le titre de l’album s’est imposé
de lui-même. « C’est la suite logique de Pourvu, j’évoque là encore des propos contemporains
et des questions plus universelles. » Les airs militants côtoient des rengaines « écrites à la
main » comme des lettres d’amour. Il y est question de rupture (Le Tiroir), d'amour fou (Ton
Jean bleu), de nostalgie (La Boîte à chaussures), de bières et de potes (Changement de
programme, L’épaule d’un copain). Le chanteur s’amuse à mettre en scène des jeux de piste
ou de miroir : la compagne endormie, le grand-père tendre, la lettre de rupture, l'épaule d'un
ami et même le tracteur ou le coup de fil de la belle-mère sautent ainsi malicieusement d’une
chanson à l’autre, voire d’un disque à l’autre.
Que restera-t-il de nous ? interpelle avec son interrogation si particulière, puisque le texte de
cette chanson court au fil des pages du dernier roman de Michel Bussi, J’ai dû rêver trop fort.
Les deux férus de chanson française se sont rencontrés lors d’une interview croisée, une
amitié est née. Gauvain a mis en musique les mots de l’écrivain, et leur collaboration se
présente - c’est une première - comme la bande originale d’un roman.
Le style d’écriture - édito, portrait, déclaration - convoque la forme : guitares frondeuses, piano
doux, orgues vibrants, cordes lumineuses. Gauvain Sers a réalisé Les Oubliés, avec Yarol
Poupaud et Dominique Blanc-Francard, rencontrés à l’occasion du tribute de Johnny Hallyday,
où il reprenait Le Pénitencier. « J’imaginais un album joué de la même manière, c’est-à-dire
live, qui mélangerait la chanson française avec des guitares aux sonorités anglo-saxonnes.
J’avais des idées très précises, une trame de départ, le folk des années 60, 70. La direction
artistique était d’ailleurs ‘’sur la route de Nashville’’. Yarol a été le chef d’orchestre, Dominique
a amené son expertise et son sens minutieux du son. »
Dans la bagnole de son père qui emmenait la famille aux manifs ou voir des concerts de
chanteurs engagés, passaient Brel, Brassens, Ferrat, … Et aussi, Renaud, Anne Sylvestre.
Le coup de téléphone de Renaud à Gauvain, lui proposant d’assurer ses premières parties,
au Zénith de Paris, en 2016, a propulsé l’ancien ingénieur informaticien, dans le grand cirque
de la musique. Dans Les Oubliés, Anne Sylvestre entonne Y’a pas de retraite pour les artistes,
une réflexion à la douceur inquiète sur la flamme jamais éteinte. « L’enregistrement a été un
moment suspendu, je n’aurais jamais imaginé un duo avec Anne lorsque je la croisais dans
les lieux où j’ai débuté, après mes cours à La Manufacture Chanson : Le Limonaire, le
Connétable, Le Forum Léo Ferré. Elle m’a dit que cette chanson lui ressemblait. En studio,
nous avions tous les deux les larmes aux yeux. Je suis attaché au sens de la famille, à la
famille des chanteurs et à la transmission. » Rendre hommage aux générations qui nous ont
forgés… Un message que Gauvain n’a pas oublié.

Contact :
plan GAUVAIN SERS
Evénement / Visuel proposé par LE PARISIEN ETUDIANT